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Drame médical à Reims : deux chirurgiens condamnés pour la mort d’un enfant

Une tragédie médicale qui remonte à 2014 vient de trouver son épilogue judiciaire. Le tribunal correctionnel de Reims a rendu un verdict accablant à l’encontre de deux praticiens hospitaliers. En cause : une série d’erreurs médicales ayant coûté la vie à un enfant lors d’une intervention chirurgicale qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Un diagnostic initial erroné aux conséquences dramatiques

Corentin Jeras n’avait que 11 ans lorsqu’il a été admis à l’hôpital de Metz en 2014. Les médecins ont alors posé un diagnostic d’appendicite, décidant de l’opérer en urgence.

Mais ce diagnostic était faux. L’enfant souffrait en réalité d’une colopathie fonctionnelle, une affection qui ne nécessite aucunement une intervention chirurgicale.

Une opération qui tourne au cauchemar

Durant l’intervention, l’aorte de Corentin a été incisée par erreur. Cette blessure gravissime a provoqué un choc hémorragique immédiat, plongeant le jeune garçon dans un état critique.

Malgré un transfert en urgence au CHU de Nancy, le garçon est décédé le lendemain de l’opération. Une issue fatale qui aurait pu être évitée à plusieurs niveaux.

Des fautes médicales reconnues au tribunal

Le procureur n’a pas mâché ses mots lors du procès, évoquant des « fautes et négligences » ainsi qu’un « entêtement irrationnel » de la part des praticiens.

Le chirurgien qui a pratiqué l’intervention a reconnu sa « part de responsabilité » et exprimé ses regrets face aux parents effondrés.

L’aveu d’un entêtement fatal

Son collègue a pour sa part admis s’être « entêté » dans une décision médicale inappropriée. Il a également reconnu que l’intervention d’un chirurgien cardiovasculaire aurait probablement permis de sauver la vie de Corentin.

Des peines de prison avec sursis prononcées

Le tribunal a condamné les deux médecins à des peines de prison avec sursis pour homicide involontaire.

Le premier chirurgien écope de 30 mois avec sursis, d’une interdiction définitive d’exercer la médecine et d’une amende de 15 000 euros.

Le second praticien a été condamné à 24 mois avec sursis, d’une interdiction d’exercer pendant 5 ans et d’une amende de 8 000 euros.

Une compensation financière pour les parents endeuillés

La famille de Corentin réclamait initialement un million d’euros pour le préjudice moral subi suite à la perte de leur enfant.

La justice a finalement condamné les deux chirurgiens à verser solidairement 100 000 euros à chacun des parents, soit un total de 200 000 euros.

Une somme qui ne pourra jamais compenser la perte d’un enfant, mais qui reconnaît l’ampleur du traumatisme vécu par cette famille brisée.

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